Le point sur la situation actuelle des incendies en Australie

Il est impossible d’ignorer la crise nationale sans précédent qui frappe actuellement le continent de l’île. Depuis plusieurs mois, les flammes infernales se sont dissoutes dans plusieurs régions du pays, détruisant des milliers d’hectares de nature, de villes et de communautés rurales. Un événement horrible dont la dévastation continue encore et encore, tandis que les incendies ne semblent jamais s’arrêter. Mise à jour sur la catastrophe majeure d’incendie en Australie.

Les incendies en Australie : le début d’une catastrophe

Septembre 2019. Le Queensland et le sud de la Nouvelle-Galles du Sud deviennent le théâtre d’une tragédie annoncée. Chaque année, la saison des feux de brousse suit des semaines de sécheresse. Mais cette fois, l’ampleur dépasse tout ce que le pays a connu. Les flammes gagnent du terrain, dévorant la côte australienne et laissant derrière elles un sillage de cendres et de désolation.

Chaque jour, 0,000 pompiers sont déployés, mais la tâche est gigantesque ! Photo : commondreams.org La situation actuelle

Zones les plus touchées

À la fin de l’année dernière, chaque État a vu surgir des feux de brousse. Pourtant, l’est et le sud du pays concentrent les foyers les plus féroces : Sydney, Canberra, Adélaïde vivent sous un ciel saturé de fumée depuis des semaines. L’air est chargé de particules, la lumière filtrée par un épais nuage gris.

Les cendres et la poussière ne s’arrêtent pas aux frontières : elles traversent l’océan, atteignant jusqu’à la Nouvelle-Zélande. Le drame australien se lit désormais jusque dans le ciel d’Auckland.

Dégâts en nombre

Le territoire

Les chiffres donnent le vertige : plus de 8 millions d’hectares brûlés. À titre de comparaison, l’Amazonie a perdu 2,5 millions d’hectares l’an dernier, la Californie 800 000 en 2018. L’Australie vit une catastrophe d’une autre ampleur.

Kangaroo Island : un symbole

Sur Kangaroo Island, sanctuaire de biodiversité, plus de 30% de la population de koalas a disparu. Ici, la faune et la flore subissent une double peine : les flammes ravagent tout, humains et animaux fuient ou succombent.

Les populations

Depuis septembre, au moins 29 personnes ont perdu la vie, près de 2 500 maisons sont parties en fumée. Des milliers d’habitants évacuent, parfois dans l’urgence la plus totale. Le 31 décembre 2019 à Mallacoota, dans l’État du Victoria, 4 000 personnes trouvent refuge au bord du lac, encerclées par le feu. Les sirènes retentissent, l’air devient irrespirable, les repères s’effondrent.

Selon la BBC, près de 3 000 pompiers sont mobilisés chaque jour pour tenter d’endiguer la catastrophe.

La faune décimée

Si l’humain a parfois la possibilité de fuir, la faune locale n’a aucune option. Le professeur Chris Dickman, spécialiste de la biodiversité à l’Université de Sydney, estime qu’environ 480 millions d’animaux ont péri dans les incendies. Un demi-milliard de vies envolées, des habitats détruits, un écosystème menacé jusque dans ses fondations.

Les survivants ne sont pas épargnés : privés d’abri, de nourriture, ils luttent désormais pour leur survie dans un environnement méconnaissable.

Koalas en péril

Déjà classés en danger avant la catastrophe, les koalas paient aujourd’hui le prix fort. Sur l’ensemble du pays, la faune australienne subit un choc d’une ampleur inédite. Les images de marsupiaux brûlés, hébétés, deviennent le visage de l’urgence écologique.

L’action sur le terrain

Professionnels, volontaires : les pompiers se relaient jour et nuit, au sol comme dans les airs. L’eau et les retardateurs de flammes sont largués sans répit. Pourtant, la nature imprévisible des feux de brousse complique toute intervention. Priorité : contenir l’avancée des flammes, sauver des vies coûte que coûte.

Les forces de police, l’armée et la marine australiennes participent à l’effort collectif, épaulées par des renforts venus des États-Unis, du Canada et de Nouvelle-Zélande.

La réponse politique

Chaque État tente de gérer l’urgence selon ses moyens. Scott Morrison, Premier ministre, annonce des fonds supplémentaires pour la lutte contre les feux et une aide financière destinée aux volontaires. L’armée est envoyée en renfort pour soutenir les évacuations dans les régions les plus exposées, notamment sur la côte du Victoria.

Mais le gouvernement fait face à une vague de critiques. L’opposition et une partie de la population dénoncent un manque d’anticipation sur les questions climatiques et la gestion de la crise. Le séjour de Scott Morrison à Hawaï, alors que le pays s’embrasait, cristallise les tensions. Sous la pression, il écourte finalement ses vacances après la mort tragique de deux pompiers volontaires.

Les causes des incendies australiens

Impossible de désigner une seule explication. Plusieurs facteurs se conjuguent : la foudre, des actes humains accidentels ou criminels, comme un mégot jeté au mauvais endroit. Dans un environnement aussi sec, tout dérape en un instant.

L’année 2019 marque aussi une sécheresse record, associée à des températures frôlant les 42°C en décembre. Le réchauffement climatique n’est plus une hypothèse lointaine : il pèse lourdement sur la fréquence et l’intensité des incendies.

Les scientifiques l’affirment depuis des années : l’augmentation des températures, l’allongement de la saison sèche et la multiplication des événements extrêmes favorisent les feux de brousse. Le risque ne cesse de croître, la rapidité de propagation s’accélère. On ne peut pas nier l’impact du climat sur la situation actuelle.

Vers la fin des incendies ?

Personne ne peut fournir de certitude sur la suite. Les experts prévoient que les incendies pourraient se poursuivre pendant encore plusieurs mois. L’été australien bat son plein, la chaleur et la sécheresse persistent au moins jusqu’en avril. Si la pluie n’arrive pas plus tôt, il faudra attendre le mois de mai pour espérer un répit et voir les feux enfin ralentir.

Comment soutenir l’Australie ?

Face à un tel désastre, beaucoup cherchent des moyens d’aider. Les initiatives sont nombreuses, mais il n’est pas toujours évident de distinguer les organismes fiables ou les actions vraiment utiles.

Voici quelques pistes concrètes pour apporter un soutien :

Soutenir les pompiers

Les principaux services de secours des États les plus touchés ont ouvert des pages dédiées sur leurs sites pour recevoir des dons. Les contributions financières sont reversées directement aux équipes du NSW, du Victoria, de l’Australie-Méridionale et du Queensland.

Aider les populations évacuées

  • L’association Croix-Rouge australienne
  • Victoria Bushfire Appeal, qui dirige tous les dons vers les communautés sinistrées
  • GIVIT, une structure qui collecte et redistribue des biens matériels ou des fonds selon les besoins sur le terrain
  • L’Armée du Salut, engagée dans l’aide aux familles touchées

Protéger la faune

  • La RSPCA, équivalent de la SPA
  • WWF Australie
  • L’hôpital Port Macquarie Koala, qui collecte des fonds pour secourir les koalas blessés
  • Sciences de la faune
  • Kangaroo Island Wildlife Park, mobilisé pour les animaux rescapés
  • WIRES Wildlife Rescue, qui propose aussi d’aider en confectionnant de petits sacs pour les animaux recueillis

Les dons permettent aux associations d’intervenir rapidement et efficacement. Mais s’engager ne se limite pas à l’argent. Ceux disposant de compétences en soins vétérinaires ou en premiers secours peuvent prêter main forte sur place. Dans le cas contraire, il est possible de s’impliquer en se renseignant en ligne sur les besoins ponctuels.

Quelques organismes à découvrir :

  • BlazeAid, investie dans la reconstruction après catastrophe
  • Les structures listées plus haut pour la protection animale
  • LOI Faune
  • Sauvetage de la faune

Diffuser ces informations, partager les liens des organisations sur les réseaux sociaux, c’est aussi participer à l’élan de solidarité.

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